Randonnée sur l'Untersberg : ce que le téléphérique ne vous dit pas
L’Untersberg se trouve directement au sud de Salzbourg, sa silhouette visible de presque partout dans la ville. À 1 853 mètres à son point le plus élevé (le Berchtesgadener Hochthron), il n’est pas techniquement difficile selon les normes alpines — mais c’est une vraie montagne, et le nombre de visiteurs qui y arrivent sans préparation parce qu’ils supposent que le téléphérique le rend facile est considérable.
Voici le guide que j’aurais voulu avoir avant ma première journée sur l’Untersberg.
| Où | St. Leonhard, à environ 12 km au sud de Salzbourg, sur la frontière austro-allemande |
| Coût | Téléphérique environ 23–25 € aller-retour ; gratuit à pied |
| Temps nécessaire | 1h30–2h pour la boucle du sommet ; une journée entière pour le sentier de la vallée |
| Pour y aller | Bus 25 (~40 min) ou voiture (~20 min) depuis Salzbourg |
| Meilleur moment | Matinées claires, juin–octobre |
Ce qu’est vraiment l’Untersberg
L’Untersberg est un massif calcaire qui enjambe la frontière austro-allemande, en partie dans la province de Salzbourg et en partie dans le Berchtesgaden. Il est plus grand et plus complexe qu’il ne paraît depuis la ville : le plateau sommital mesure environ 2 km de large, il y a plusieurs sommets, et le système de grottes en dessous (la Schellenberger Eishöhle et le système de l’Eisriesenwelt sont des formations liées) est étendu.
Le versant autrichien de la montagne — le versant dont s’approchent la plupart des visiteurs de Salzbourg — dispose d’un téléphérique depuis le village de St. Leonhard au pied de la montagne, à environ 12 km au sud de la ville.
L’Untersberg est un massif calcaire qui chevauche la frontière austro-allemande, en partie dans la province de Salzbourg et en partie à Berchtesgaden. Il est plus vaste et plus complexe qu’il n’y paraît depuis la ville : le plateau sommital fait environ 2 km de large, il compte plusieurs sommets, et le réseau de grottes qui le traverse (la grotte de glace de Schellenberg et le système de l’Eisriesenwelt sont des formations apparentées) est étendu.
Comment y aller depuis Salzbourg
Depuis la gare principale de Salzbourg, le bus 25 rejoint la station du téléphérique de l’Untersberg à St. Leonhard en environ 40 minutes. En voiture, c’est environ 20 minutes. Le parking du téléphérique dispose de suffisamment de places et coûte environ 4 à 6 € pour la journée.
Le téléphérique (l’Untersbergbahn) fonctionne d’environ 8h30 à 17h00 (vérifiez les horaires saisonniers — il ferme de novembre à fin décembre et par temps de mauvais temps dangereux). Le tarif aller-retour est d’environ 23 à 25 € par adulte. Le guide du téléphérique de l’Untersberg dispose des horaires et tarifs actuels.
Que faire au sommet : le plateau sommital
Le téléphérique arrive à environ 1 776 mètres, très près du sommet du Salzburger Hochthron. À partir de là, le plateau sommital s’étend vers le sud et l’est. Par temps clair, le panorama couvre la plaine de Salzbourg, la ville elle-même (reconnaissable par la forteresse), les lacs du Salzkammergut, et la chaîne des Hohe Tauern incluant le Grossglockner au sud.
La promenade du plateau — une boucle depuis la station du téléphérique jusqu’au Berchtesgadener Hochthron et retour — prend environ 90 minutes à deux heures et implique quelques passages dans un terrain rocheux. Elle n’est pas techniquement exigeante, mais l’altitude signifie que le temps peut changer rapidement, et les sections de crête exposées nécessitent des chaussures appropriées. Les baskets ne conviennent pas pour la promenade complète au sommet.
Le refuge de montagne au sommet (la Zeppezauerhütte) sert des repas chauds et des boissons. En été, il est animé ; en début d’automne, c’est l’une des expériences de refuge alpin les plus agréables de la région.
L’itinéraire de randonnée depuis la vallée
Pour les visiteurs qui préfèrent gravir toute la montagne, le sentier le plus emprunté depuis la vallée est le chemin du Zinkenkogel depuis St. Leonhard, qui gagne environ 1 200 mètres de dénivelé sur environ 6 km de sentier. La montée prend 2,5 à 4 heures selon la condition physique ; la descente prend 2 à 3 heures. C’est un engagement d’une journée entière.
L’itinéraire passe à travers des forêts de hêtres et de pins pour les deux premiers tiers avant d’émerger sur le karst calcaire du plateau supérieur. Le changement de paysage est spectaculaire — des bois denses à la roche blanche ouverte avec des fleurs alpines dans les crevasses.
Quelques points pratiques pour l’itinéraire de marche :
- Partez avant 9h00 en été. Les orages de l’après-midi qui se développent sur le terrain alpin constituent un risque réel sur les crêtes exposées au-dessus de 1 500 mètres.
- Le plateau sommital peut avoir des plaques de neige et de glace jusqu’en juin. Après un hiver lourd, les sections exposées au nord peuvent être impraticables sans crampons jusqu’à mi-juin.
- Dites à quelqu’un où vous allez et votre heure de retour prévue.
- Le service de secours en montagne en Autriche est excellent mais coûteux pour ceux sans assurance de secours alpin. L’ÖAV (Club Alpin Autrichien) la propose dans le cadre de l’adhésion.
Ce que vous verrez (et sentirez)
Le plateau sommital de l’Untersberg a un caractère spécifique que le résumé du téléphérique ne transmet pas : c’est principalement du karst calcaire, ce qui signifie roche blanche, silence extraordinaire et vues dans toutes les directions sans obstruction. Le Gaisberg — l’autre colline majeure près de Salzbourg — est plus bas et plus arrondi, accessible en voiture jusqu’au sommet, et offre un type de vue différent. L’Untersberg est plus exigeant et plus alpin.
Par temps clair depuis le sommet, on peut voir le Watzmann (la grande pyramide directement au sud, en territoire berchtesgadenois), le Hochkönig au sud-ouest, et par des jours exceptionnels les glaciers des Hohe Tauern. La ville de Salzbourg paraît étonnamment petite depuis 1 853 mètres.
En début d’été, le plateau est couvert de fleurs alpines — géranium sanguin, clématite alpine, roses des rochers — poussant dans les crevasses calcaires. En août, l’herbe est blanchie par le soleil et le rocher prend une qualité dure. Septembre et début octobre, avec les premières neiges sur les sommets plus au sud, c’est quand les couleurs sont les plus riches.
Photographie et timing
La meilleure lumière pour photographier la ville depuis l’Untersberg est le matin — le soleil vient de l’est et illumine la forteresse et les flèches de l’Altstadt derrière vous (si vous regardez vers le nord-ouest). L’après-midi, la ville est dans une ombre partielle et une brume.
La meilleure lumière pour photographier la montagne elle-même est en fin d’après-midi de septembre à octobre, quand le calcaire exposé au sud brille orange avant le coucher du soleil.
Quoi emporter
La température au sommet est typiquement 8 à 12 °C plus fraîche qu’à Salzbourg, même en été. Les après-midi de juillet qui atteignent 28 °C en ville peuvent faire 16 à 18 °C au sommet avec du vent. Emportez une couche imperméable quelle que soit la prévision.
Chaussures : de vraies chaussures de randonnée pour la promenade sur le plateau. Les baskets légères sont acceptables pour la zone immédiate de la station du téléphérique mais pas pour la boucle au sommet. Pour l’itinéraire de marche depuis la vallée, des chaussures de randonnée solides avec soutien de cheville sont nécessaires.
Eau : 1,5 à 2 litres minimum. Le refuge de montagne vend de l’eau mais elle est chère selon les normes autrichiennes (3 à 4 € pour 0,5 L). Il n’y a pas de sources d’eau fiables sur le plateau.
Le guide d’équipement pour Salzbourg couvre les spécificités vestimentaires saisonnières pour la région plus large.
L’Untersberg contre le Gaisberg
Les deux collines sont à une courte distance d’excursion de Salzbourg. Le Gaisberg (1 287 m) dispose d’une route jusqu’au sommet qui le rend accessible sans marche ; c’est l’option plus facile et plus accessible. L’Untersberg est une vraie montagne alpine avec une vraie atmosphère alpine. Si vous avez de l’expérience en randonnée et l’équipement approprié, l’Untersberg est l’expérience la plus gratifiante. Si vous voulez une vue panoramique sans effort significatif, le Gaisberg ou le Mönchsberg sont des options plus simples.
Pour les randonneurs sérieux : l’Untersberg est un objectif satisfaisant d’une demi-journée ou d’une journée entière avec une logistique accessible depuis la ville. Ce n’est pas le Dachstein ou le Grossglockner, mais il vous offre un terrain véritablement alpin à une heure de l’Altstadt de Salzbourg — ce qui est l’un des faits les plus étranges et les meilleurs sur cette ville.
Pour les randonneurs sérieux : l’Untersberg est un objectif satisfaisant pour une demi-journée ou une journée entière, avec une logistique accessible depuis la ville. Ce n’est pas le Dachstein ni le Grossglockner, mais il offre un vrai terrain alpin à moins d’une heure de l’Altstadt de Salzbourg — l’un des faits les plus étranges et les plus appréciables de cette ville. Pour une version plus vaste et plus sauvage du même paysage, le parc national des Hohe Tauern plus au sud vaut le détour supplémentaire.
Téléphérique à la montée, marche à la descente (ou l’inverse)
Un compromis populaire pour ceux qui veulent plus que la simple boucle du plateau sommital mais moins que l’ascension complète depuis la vallée consiste à prendre le téléphérique à la montée et à redescendre à pied par le sentier du Zinkenkogel, ou l’inverse. Cela permet d’accéder facilement au plateau sans les 1 200 m de dénivelé complets, tout en découvrant la transition forêt-karst qui rend l’itinéraire complet si intéressant.
La descente à pied prend 2 à 3 heures et sollicite bien moins les jambes que la montée, même si les genoux ressentent la descente dans les passages les plus raides. C’est la version que je recommanderais à un randonneur en bonne forme mais peu expérimenté, qui veut avoir l’impression d’avoir mérité au moins une partie de la montagne.
Sécurité et ce qui peut mal tourner
L’Untersberg a une réputation, chez les habitants de Salzbourg, en matière d’interventions du secours en montagne, et les raisons sont toujours les mêmes : sous-estimer l’exposition sur la crête sommitale, se faire surprendre par des orages d’après-midi qui se forment rapidement en terrain alpin, et s’attaquer au plateau en baskets alors que la roche est mouillée ou verglacée.
Aucun de ces risques n’est exotique — ce sont les dangers alpins classiques que tout randonneur expérimenté gère instinctivement, et que les visiteurs arrivant tout droit d’un hôtel en ville sous-estiment parfois. La montagne paraît accessible depuis les rues de Salzbourg, et le téléphérique renforce cette impression ; le plateau sommital est pourtant un véritable terrain alpin et doit être traité comme tel.